Est-ce que le permis c'est cher ?

Oui, en moyenne un permis reviens à 1850 € en 2018 (source INSEE) alors qu'il coûtait en moyenne 1520 € en 2000 soit une augmentation moyenne de 1.05 % par an alors que le taux moyen d'inflation était de 1.57 % sur cette même période (source France-inflation). Ainsi même si son coût a augmenté, le permis impact moins le pouvoir d'achat aujourd'hui, par rapport aux années 2000.

D'autre part, il faut être conscient du coût de l'automobile dans la vie d'un conducteur. Entre le coût du véhicule, de l'entretien, des frais d'assurance, de stationnement, d'essence, d'amendes et de péage, le permis de conduire représentera le plus petit investissement de ce poste dans votre vie de conducteur. Voir l'enquête ci-dessous:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rapporté à ces frais, si un permis vous coûte 1850 € pour environ 50 ans d'utilisation, cela représente 37 € par an TTC !

Comment faire des économies sans se faire avoir ?

Il existe plusieurs solutions pour réduire le coût du permis. Nous allons vous proposer une liste non exhaustive de méthodes.

- Vous pouvez opter pour la conduite accompagnée ou supervisée, qui vous permet de conduire plusieurs véhicules avec un accompagnateur. Cela permet de développer la confiance en soi et l'expérience sans coûts supplémentaires.

- Vous pouvez aussi louer une voiture à double commande dans certaines auto-écoles ou sociétés de location spécialisées si vous n'avez pas la chance d'avoir un accompagnateur disponible régulièrement mais seulement occasionnellement.

Attention à ne surtout pas opter pour la location avec un accompagnateur "gratuit ou payant" qui n'est pas un membre de notre entourage proche (famille, amis) car les risques sont très élevés: Article R 221-2 du code de la route, vous risqueriez alors 15 000 € d'amende et 1 an de prison, sans compter qu'en cas d'accident, l'assurance peut légalement refuser de payer les indemnités et vous seriez alors dans l'obligation de payer tous les dommages occasionnés.

- Conduire un vélo sur la route. Le meilleur moyen de s'exercer c'est de pratiquer. Pour travailler l'observation et l'anticipation il n'y a rien de mieux car les compétences requises sont les mêmes.

- être un passager actif à bord d'un véhicule sur la route. Il ne faut pas nécessairement être conducteur pour développer ses compétences. On peut commenter ce que l'on voit. Faire des jeux sur la détection de la signalisation. Poser des questions au conducteur sur les décisions qu'il a prise (cela marche aussi avec les conducteurs de bus qui seront ravis de mettre en valeur leur savoir-faire). Jouer à détecter les piétons ou les 2 roues avant le conducteur....

- Jouer à certains jeux vidéos de courses de voitures, car pour faire de bons résultats il faut pousser loin le regard, comme sur la vraie route.

Pourquoi une heure de conduite coûte entre 38 et 66 euros ?

L'heure de conduite d'une auto-école est calculée en fonction des coûts de l'entreprise et d'une marge qui permet à cette entreprise de continuer son activité.

Il ne faut pas oublier que tout établissement privé doit générer des recettes et des bénéfices pour subsister.

Malheureusement, les auto-écoles, à l'image des écoles privées, ne sont pas des organismes sociaux et les coûts ne sont pas supportés par l'état.

Ces écoles doivent donc bien calculer le coût de reviens pour proposer un tarif en accord avec les lois commerciales (interdiction de vente à perte) et permettre à l'école de générer un bénéfice qui permettra de rémunérer le ou les gérants ainsi que de prévoir des investissement dans le but de continuellement améliorer les conditions d'apprentissages des élèves. 

Ainsi, durant une heure de conduite, les charge seront :

- Le coût du moniteur (en fonction du lieu d'exercice, de l'expérience, des diplômes et de l'ancienneté) : entre 17 € et 27 € / H avec charges

- Le coût du véhicule (le modèle, la fréquence de renouvellement, l'entretien, les réparations esthétiques, la consommation) entre 4 et 6 € / H

- L'assurance : entre 0.15 € et 0.25 € / H

- Les locaux (loyers, eau, électricité, gaz, climatisation, chauffage, sanitaires, publicité...) : entre 1 et 4 € / H 

- Les frais liés au secrétariat : entre 4 et 9 € / H selon le nombre de formateurs par secrétaire et l'importance du salaire 

- les impôts et taxes (TVA à 20 %, CFE, Taxes d'apprentissages, mutuelles, amendes, impôts sur les bénéfices....) : de 7 à 12 € / H

- Les frais liés au respect des normes (normes incendies, visites médicales, accès handicapés, RGPD, achat de matériels divers...) : 1€ / h

- Les frais de matériel (logiciels, abonnements, màj, nouveautés, bureaux, sièges, tablettes, écrans, informatique, outils pédagogiques) : 1.5€ / H

- Les frais perdus (salariés rémunérés hors temps de leçons: trajet d'examens, maladie, pannes, accidents...) : 3 % du salaire (0.5 € à 0.8 € / H)

- Les frais légaux (congés payés et jours fériés) : 14 % du salaire (entre 2.20 € et 3.30 € / H)

- La marge de l'auto-école...

Soit un coût minimum de 38,35 € à 64.85 €

Pour baisser le coût unitaire, le gérant de l'école doit faire des leçons de conduite et/où du secrétariat car il représente une charge inférieur pour l'école. Il pourra ainsi avoir un impact sur le prix de revient de l'heure de conduite et pourra alors se rémunérer grâce à la marge.

Quels frais supplémentaires je risque ?

Quelle que soit l'école de conduite, les forfaits proposés sont basés sur des minimums légaux de formation ou avec un nombre d'heure standard et sont limités dans le temps. 

Il est donc essentiel de prendre en compte les délais de formation dans le forfait et s'organiser pour ne pas dépasser les temps pré établis au risque de voir son investissement perdu.

De plus il est fréquent de devoir prendre des heures supplémentaires selon nos facilités d'apprentissage. La moyenne nationales s'établit autours de 36 heures de formation, mais les écarts types sont très importants. Ainsi un élève ayant de grandes facilités s'en sortira facilement à 20 heures alors qu'un élève qui n'a aucune affinité avec l'automobile et qui se retrouve dans une agglomération dense pourra malheureusement dépasser les 100 heures de formation. L'évaluation de départ permet donc de se situer plus facilement par rapport à la moyenne et donc d'adapter son budget plus facilement.

Le code peut aussi être un coût si l'élève dépasse les délais prévus et si il lui faut un complément de formation.

Enfin suite à un échec, des frais supplémentaire de formation, administratifs et d'accompagnement aux examens peuvent s'additionner.

Pourquoi les agences en ligne sont moins cher ? Est-ce vraiment une bonne affaire ?

Les agences en ligne, proposant des application de code et des moniteurs qui se déplacent sur des points de rendez-vous proposent des tarifs moins cher que dans les auto-écoles classiques.

En effet, ils n'ont pas de frais structurels, très peu de personnel, n'ont pas ou peu de formateurs salariés, touchent une clientèle nationale et non locale, n'ont pas de frais perdus, ni de frais légaux, n'ont pas de frais de véhicules car ils n'ont pas de parc automobile, pas de normes à respecter car pas d'accueil physique, beaucoup moins d'impôts car la TVA ne s'applique que sur une toute petite partie de leur formules.

 

Finalement la plupart de ces sociétés sont à l'image d'UBER, des plateformes de mise en relation avec des indépendants (auto-entrepreneur) non soumis à la TVA. Pour la partie code, ils ont le rôle de détaillants qui proposent un abonnement à un outils pédagogique mis à disposition par un des fournisseurs officiel des auto-écoles. La plupart proposent une assistance en ligne pour répondre aux difficultés courantes des étudiants. 

Alors pourquoi la différence de prix est si peu importante malgré la différence de frais ? 

La mise en place de leur système économique nécessite de brasser un volume très important d'élèves pour dégager un gros chiffre d'affaire.

Or pour avoir une portée nationale, il faut des investissements en communication et donc en publicité énormes. Donc même si leur marge unitaire hors frais de pub est bien plus importante que dans une auto-école (un auto-entrepreneur est rémunéré entre 25 € et 30 € de l'heure mais ils assume tous les frais de sa leçon, voiture, assurance, essence inclues, etc...), leur besoins en communication représentent plusieurs millions d'euros qu'il faut arriver à dégager pour faire de la publicité et créer des partenariats.

Malgré tout, si c'est moins cher, pourquoi ne pas y aller ?

L'aspect moderne et numérique est très attirant mais gare aux défauts de ce système. Si l'on a aucune difficulté à apprendre seul pour le code et que l'on a déjà une certaine expérience de la conduite, sans pour autant être pressé par le temps, il est effectivement judicieux et économique de s'orienter vers ce genre de structure.

Pour les élèves débutants, ou pressés, il est plus prudent de passer par une auto-école classique car elle permettra un accompagnement et un suivi direct pour le code, une régularité et une meilleure organisation pour les leçons de conduite. Enfin, des places d'examens à la conduite adaptées à la progression de l'élève. 

Le système des plateformes est limité par le nombre de moniteurs disponibles pour chaque fournisseur. Or les plus grosses plateformes annoncent avoir entre 300 et 500 formateurs à disposition de manière régulière ou occasionnelle, pour un nombre de candidats allant de 80 000 à 200 000 personnes. A raison d'une moyenne de 36 heures de formation, cela représente entre 2 880 000 et 7 200 000 heures de conduite. Un simple calcul nous montre qu'il y a un problème entre l'offre et la demande. 300 formateurs ne prenant aucun congé et travaillant 45 heures par semaine pourraient au maximum effectuer 702 000 heures par an. Il faudra donc s'armer de patience pour effectuer ses heures de conduite. 

L'autre différence majeur réside dans le fait que les places d'examen sont attribuées soit aux écoles de conduite, en fonction du nombre d'élèves présentés aux examens, soit aux candidats libres. Un candidat au permis via les plateformes devra donc faire ses démarches administratives seul et demander sa place d'examen en candidat libre. Il aura alors un temps d'attente allant de 2 mois à 6 mois pour avoir sa première place d'examen sans pouvoir choisir sa date. Ce délai est dû au fait que malgré les recommandations de la loi Macron limitant à 2 mois le temps d'attente pour une place d'examen, il y a dans les faits, un problème d'effectifs important qui retarde l'application de ce décret. 

On peut donc en conclure que même si ce système est intelligent et devrait permettre à long terme de réduire réellement le coût du permis, en l'état actuel des choses, il ne correspond qu'aux personnes n'ayant pas besoin de beaucoup d'heures de formation et qui ne sont pas pressés par le temps.

Comment comprendre les taux de réussite ? Est-ce le meilleur critère pour choisir son auto-école ?

Il est évidemment intéressant de connaître le taux de réussite d'un établissement. Mais malheureusement il est difficile aujourd'hui de se fier au résultats officiels. En effet, les taux de réussite transmis par les préfectures ne tiennent pas compte de plusieurs critères tels que les échanges de places entre écoles de conduite, le volume de leçons prises, les centre d'examens utilisés, les élèves passés en candidats libre, les inspecteurs qui ont des taux plus ou moins élevés de réussite, etc...

Il est évident qu'un taux de réussite anormalement bas par rapport à la moyenne est inquiétant et montre sûrement une école à éviter. Mais il faut aussi se méfier d'un taux de réussite trop élevé. Car pour augmenter efficacement un taux de réussite il faut que l'ensemble des élèves présenté ai atteint un niveau très au-dessus de la moyenne.A l'image des lycées élitistes, le moyen d'atteindre ce niveau est d'augmenter considérablement le volume de leçons dispensées. Même si ce n'est pas un problème pour tout le monde, le budget requis pour atteindre ce niveau peut se voir fortement augmenté. Ainsi nous recenserons plus d'écoles ayant un fort taux de réussite dans les quartiers chics ou les villes riches alors que dans les quartiers plus populaires ce sera moins fréquemment le cas.

 

Rien ne vaut le bouche à oreille. sans pour autant se contenter des commentaires sur internet qui sont très souvent falsifiés, ou trompeurs.

 

D'autre part il faut se méfier des taux de réussite exceptionnels affichés tels que ceux affichés par les plateformes.

En effet, ils sont souvent basés sur des critères malhonnêtes. Vous pourrez ainsi trouver des phrases tels que: 75 % de réussite (sur la période du 23 octobre 2016 au 5 Novembre 2016). autant dire qu'ils ont choisi une courte période où par miracle leur taux de réussite était bon.

Vous pourrez aussi trouver des phrases tels que 83% de réussite au permis (sur un panel d'élève questionnés par notre entreprise après l'examen). Rien de plus facile que de faire une enquête de satisfaction auprès d'un échantillon que l'on aurait soi-même sélectionné. 

Ces taux sont donc invérifiables car les candidats libres ne peuvent pas être vérifiés selon leur lieu de formation (le ministère annonce un résultat inférieur à 40 % de réussite pour les candidats libres en 2017).

Les heures supplémentaires sont-elles obligatoires ?

Une formation de qualité doit être adapté à chaque personne. Chaque élève ne rencontrera pas les mêmes difficultés ou les mêmes facilités d'apprentissage. L'assiduité, la régularité, les heures où les cours ont été réalisés, les situations rencontrées auront elles aussi un impact sur la durée de formation.

Si rien n'oblige une personne à faire des heures supplémentaires, le bon sens veut que l'on se forme de telle sorte à atteindre l'objectif fixé par l'examen, c'est-à-dire, d'avoir une conduite autonome, respectueuse des règles, de l'environnement et des autres usagers. Le meilleur moyen de se tester reste de se mettre en situation d'examen blanc et de préférence avec une personne que l'on ne connait pas. Par exemple un formateur avec lequel on n'a pas conduit. Il est évident que si l'on ne réussi pas dans ces conditions, il est naïf de croire que l'on pourrait avoir ses chances lors d'un examen officiel.

Alors quel est le vrai problème de faire des heures supplémentaires ? 

Le principal soucis lié aux heures supplémentaire, c'est le budget. Même si nous avons vu que la marge des écoles de conduite était très faible, il n'empêche que le coût de ces heures est difficile à supporter pour la plupart des candidats au permis de conduire. Si les offres illégales sont nombreuses, nous avons vu la gravité des risques inutiles encourus. Mais nous avons vu qu'il y avait des solutions pour accélérer sa formation en réduisant les coûts. Enfin nous avons vu que malgré l'importances des sommes investies dans le permis, elle ne représenteront finalement qu'une petite part de notre budget automobile. Or mieux on est formé, moins nous risquons d'avoir des frais d'entretien et de réparation important. 

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